L’accompagnement

Votre contexte n’est pas un décor.

Nous évoluons dans des familles, des couples, des institutions et une société traversés par des rapports de pouvoir. Le sexisme, le racisme, les LGBTphobies, le validisme, l’adultisme et les rapports de classe produisent des effets bien réels sur nos corps, nos psychées, nos relations et la manière dont nous apprenons à nous percevoir.

J’ai fait le choix d’une pratique située, féministe, enfantiste, antiraciste et intersectionnelle. Car je sais qu’une pratique “neutre” est une pratique aveugle aux inégalités et donc incapables de prendre en charge les souffrances réelles qu’elles produisent.

Parfois, le changement commence par une limite posée, une culpabilité refusée, une place assignée que l’on quitte ou la possibilité retrouvée de dire non.

La thérapie, quand elle prends en compte les rapports de dominations qui traversent notre société permet de se défaire de la croyance que la souffrance serait systématiquement due à des défaillances personnelles. Elle permet de retrouver de l’agentivité et à choisir plus consciemment comment y répondre.

Votre changement est aussi une révolte.

Quand c’est
« plus fort que moi »

Certaines difficultés ne persistent pas par manque de volonté.

On peut vouloir se libérer d’une habitude, apaiser une peur, changer un mode d'expression emotionnelle, modifier son rapport à une consommation ou sortir d’un comportement répétitif… et découvrir que la volonté consciente ne suffit pas toujours.

L’hypnose permet d’explorer ces mécanismes autrement. Derrière chaque comportement indésirable existe une intention positive. Vous permettre de répondre à cette intention différemment est au cœur du changement.

Ce travail peut notamment concerner :

  • les habitudes, compulsions et conduites addictives

  • l’anxiété, les angoisses, les peurs et les évitements

  • certaines difficultés liées au sommeil ou à la séparation

  • les réactions émotionnelles qui semblent disproportionnées ou incontrôlables

  • les comportements qui se répètent malgré les efforts déjà entrepris

  • les manifestations corporelles influencées ou aggravées par certains contextes émotionnels, en complément d’un suivi médical lorsqu’il est nécessaire.

L’objectif est de remettre du mouvement là où une seule réponse semblait jusqu’ici possible.

Vivre avec un fonctionnement neuroatypique.

Recevoir un diagnostic permet parfois de relire toute une vie. Beaucoup de choses prennent soudainement sens. Mais comprendre son fonctionnement ne fournit pas automatiquement un mode d’emploi pour le quotidien.

Comment commencer une tâche lorsque chaque étape semble en appeler dix autres ? Comment sortir d’une paralysie exécutive ? Comment organiser son environnement sans essayer de devenir quelqu’un d’autre ? Comment distinguer ce qui relève d’une difficulté personnelle, d’un besoin d’aménagement ou d’un monde peu adapté à certains fonctionnements ?

J’accompagne les personnes concernées par le TDAH, l’autisme ou d’autres formes de neuroatypie dans la compréhension de leur fonctionnement et la recherche de stratégies concrètes.

Le travail peut porter sur :

  • l’initiation, l’organisation ou l’achèvement d’une tâche précise

  • la paralysie exécutive

  • la gestion de l’attention et de l’énergie

  • l’identification de ce qui relève ou non de votre neurospécificité

  • la compréhension de certaines situations sociales ;

  • les relations familiales, amicales, professionnelles ou amoureuses ;

  • les changements qui suivent un diagnostic ou une nouvelle lecture de son histoire.

Vous laisser apprivoiser par les fonctionnements de votre cerveau au lieu de le dresser à obéir à un des injonctions validistes et inventer un nouveau système respectueux de votre écologie.

Une thérapie construite avec vous

Il y a autant de problématiques différentes que d’individus et les angles par lesquelles les aborder sont tout aussi nombreux.
Je prends soin de toujours développer avec vous une relation thérapeutiques unique et des stratégies sur mesure adaptés à vos besoins.

Dans les premiers temps, nous définissons ce que vous souhaitez voir évoluer, la manière dont le problème s’organise et le contexte dans lequel il apparaît. Nous découvrons également votre manière personnelle d’entrer dans les états hypnotiques et de travailler avec eux.

Selon votre demande, une séance peut mobiliser :

  • l’hypnose

  • le dialogue et le questionnement

  • le recadrage de contexte

  • la psychoéducation

  • la narration, l’imaginaire et la métaphore thérapeutique

  • des tâches, stratégies et lectures à mettre en œuvre entre les séances.

L’accompagnement évolue avec vous. Une séance peut ouvrir une nouvelle question, modifier l’objectif initial ou révéler un champ d'exploration inattendu.

Le nombre de séances dépend de la demande, de la situation et de la personne. Certaines difficultés peuvent évoluer rapidement, d’autres demandent davantage de temps. Nous faisons régulièrement le point sur la direction prise et sur l’utilité du travail engagé.

Un espace à hauteur d’enfant

J’accompagne en visio les enfants à partir de 7 ans, notamment autour des peurs et des phobies, des difficultés émotionnelles, du développement des habiletés sociales et du changement dans leur vie en général.

Lorsqu’un parent me contacte, je prends le temps d’entendre son inquiétude, puis de rencontrer l’enfant là où il en est. Ce qu’il vit, ce qu’il comprend de la situation et ce qu’il aimerait voir évoluer deviennent le point de départ du travail. L’accompagnement se construit avec lui, à son rythme, en accordant une place centrale à sa parole et à son consentement.

Les séances peuvent prendre la forme d’histoires, de questions, de métaphores thérapeutiques ou d’expériences d’hypnose plus ou moins longues. Nous cherchons ensemble une manière de travailler qui corresponde à son âge, à son fonctionnement et à ce qui éveille sa curiosité.

Le premier rendez-vous se déroule avec un parent. Ensuite, si l’enfant se sent prêt, les séances peuvent avoir lieu sans lui. Les parents restent associés à l’accompagnement grâce à des temps d’échange ponctuels, tandis que l’enfant conserve un espace qui lui appartient. En dehors des situations où sa sécurité serait en jeu, ce qu’il me confie reste entre nous et nous choisissons ensemble ce qui pourra être partagé.